Et si je te racontais mes fantasmes ?

Un couple partage et vit ses fantasmes avec une tierce personne.

Notre relation était récente, cependant nous avions choisi de tout partager. Naturellement, nous avions discutés un soir de nos fantasmes, de nos envies pour l’un et l’autre, de nos refus….
Car très tôt, nous avions décidé que sexuellement nous n’aurions aucun secret. Chacun de nous trouvait cela plus excitant de s’avouer nos désirs, nos fantasmes… Et puis notre couple devait se bâtir sur la confiance.

Tu avais des envies assez simples. Tu incarnais presque le cliché masculin : Faire un triolisme (avec 2 femmes), me voir m’épanouir dans les bras d’un autre pendant que tu regarderais (j’avoues que celui là, je le partageais), me prendre par surprise et rapidement dans un lieu public… Et d’autres plus simples encore comme se filmer ou le faire dans le bain.
Parce que notre couple reposait sur la confiance, tu me demandais de te raconter les miens. Tu m’as demandé très exactement :
– Racontes moi tes fantasmes… Non, non… Mieux que cela… Fais-en un récit.
Alors, comme je te l’ai promis le voici.

Cela fait quelques jours, que tu ne me touches plus. Le soir dans notre lit l’ambiance est plutôt glaciale. Tu me repousses à peine j’effleure ton bras ou ton torse. Je ne comprends pas ce que tu me reproches. Je m’habille pourtant de façon à t’exciter, d’habitude tu ne mets pas longtemps à ôter mes corsets/porte-jarretelles, ou mes petits déshabillés en dentelle rouges.
Tu ne me donnes même pas d’excuse. Lorsque je te demande des explications, tu te contentes de grogner gentiment, de tourner le dos et de reprendre ta lecture sur l’autre côté ou de changer de position pour t’endormir. Ce manège depuis trop longtemps. Un soir, excédée, après l’un de tes refus je te dis doucement à l’oreille :
– Ce n’est pas grave, chéri, je connais plein d’hommes qui sauront me satisfaire. Tu n’as rien contre l’idée que je prenne un amant ?
– Mais je t’y encourage ma douce, fais toi plaisir !
Aussi étonnée que tu l’as été par ma remarque, à mon tour je ne m’attendais pas à ta réponse.
Piquée au vif, dès le lendemain je décide de raccourcir mes tenues habituelles. Ma jupe droite noire découvre un peu plus le haut de mes cuisses et laisse apparaitre le haut de mon bas noir. Le troisième bouton de mon chemisier prune est ouvert il laisse entrevoir mon soutien gorge qui galbe très joliment ma poitrine. Mon maquillage de jour est un peu plus soutenu et une jolie mèche de cheveux ondulés tombe délicatement sur mon épaule.
En arrivant à la cuisine pour avaler mon café avant de partir au travail, je sens ton regard sur moi. Je n’ose te regarder dans les yeux de peur d’entendre une remarque sarcastique dont tu as le secret. Mais tu ne peux t’empêcher :
– Ah ma p’tite femme a décidé de se trouver un amant sur les trottoirs de la ville.
Pressée et un peu vexée, je décide de te sourire effrontément et de quitter l’appartement.
A peine la porte de l’immeuble franchi, le sifflement d’un ouvrier du bâtiment qui travaille en face se fait entendre. Je fais semblant de ne pas y prêter attention, même si au fond de moi, j’aime l’idée que je puisse plaire à quelqu’un d’autre que mon amoureux.
La journée au bureau a été mouvementée. J’étais très peu souvent assise sur ma chaise. Les demandes diverses des collègues n’ont cessé toute la journée. Est ce l’effet de la jupe qui a raccourcie ? Aucun d’entre eux ne l’avouerait. J’ai eu l’occasion de déjeuner avec mes collègues. Fabien mon assistant m’a trouvé « très à mon avantage » aujourd’hui. Je lui dis que je prends sa remarque pour un compliment et le remercie. Il sourit.
Ce jeune homme que je trouve très à mon goût a fait l’objet de controverse quand j’ai commencé à sortir avec David. Entre le cœur et la raison, j’ai du faire un choix, mais je conserve un faible pour le physique de Fabien. Il n’aurait pas grand chose à faire pour qu’il obtienne toutes mes faveurs.
Jugez plutôt, brun aux yeux clairs, musclé mais pas de trop, la mâchoire bien dessinée, pas le moindre signe d’un embonpoint, classe et toujours un style bien travaillé vestimentairement parlant.
David connait ce faible pour mon assistant. Il en joue parfois. Il me fais croire qu’il est jaloux de lui et il sait que je m’énerve vite à ce sujet.
Bref, ce soir là je rentre contente de mon petit succès de la journée auprès de la gente masculine, mais fourbue. Mes pieds sont en compote et je ne supporte plus mes bas et ma jupe, j’ai très envie de les enlever. Ce que je ne tarde pas à faire, je monte dans notre chambre et me mets dans une tenue plus confortable : Pantalon noir en stretch et débardeur blanc.
Je sais que vêtue de cette manière, tu ne me jetteras pas un regard. Et mon intuition ne tarde pas à se vérifier. Tu rentres du travail et t’assoies mollement, sans te faire prier, dans le canapé.
La soirée se passe lentement. On regarde la télé, je me love dans tes bras. Tu es tendre mais tu en restes là. Les jours passent et se ressemblent. Je me vêts de manière provocante quasiment quotidiennement. Tu me vois partir le matin sans dire un mot.
Un soir, alors que je pensais être seule comme d’habitude en rentrant du travail, tu es déjà là, installé dans le canapé, tu ne dis rien. Je t’embrasse et te demandes comment s’est passée ta journée. Tu me racontes rapidement ce que tu as fais tout en passant une main sur mes cuisses et qui arrive vite sous ma jupe près de mon antre. Comme cela fait quelques semaine maintenant que plus personne ne m’a touché à cet endroit là, je frissonnes, je mouilles très vite.
– Bonsoir, je te donnes 50€ et tu es à moi pour la soirée, ma p’tite pute.
Interloquée, je ne sais pas quoi répondre à cette remarque. Je décide de me laisser faire. J’ai très envie de toi et tu le sais. Le dernier mot que tu as employé m’interpelle, je décide de jouer le jeu.
Tu es assis et me dis :
– Déshabille-toi, dépêches-toi, je te paye assez cher !
Je m’exécute sans dire un mot. Tu remonte ma jupe et descends brutalement mon porte-jarretelles. Je garde mes bas, je sais que me voir avec t’excite.
Tu me prends violemment le bras me force à me mettre à genoux. Je fais face à ton entrejambe. Je défais ta ceinture et baisse à mon tour ton pantalon, il tombe sur tes chevilles. J’écarte l’élastique de ton boxer. Je me saisis de ce membre que je convoite, déjà bien gonflé. Je le prends en bouche et tu le pousse jusqu’au fond de ma gorge. Tu prends un plaisir non dissimulé par les cris de satisfaction que j’entends. Tu me prends par la taille toujours d’une manière plutôt brutale, me couches sur le canapé et me relèves les jambes. Tu me pénètres sans autre forme de procès ou de préliminaires. Tu me limes, me pilonnes. Tu prends un pied d’enfer. J’aime te voir satisfait. Tu me retournes et me prends en levrette. Je ne te vois plus, mais tu adores cette position où tu as un ascendant sur moi. Tu me domines. Je ne dis rien. Je ne te fais pas savoir ce que je ressens. Je suis toujours humide, tu me fais beaucoup de bien. J’aime être prise de cette manière, sans ménagement. Bientôt, tu arrives à ce niveau de jouissance que tu voulais atteindre rapidement. Tu te vides en moi, tu pousses un dernier râle de satisfaction. Tu me mets une claque sur la fesse droite en m’ordonnant de rhabiller avant d’aller me changer.
Je reviens sur le canapé avoir vêtue une tenue plus simple et m’assoies à côté de toi toujours en boxer et à peine remis de cette courte séance de plaisir aussi rapide qu’agréable.

– Comment as-tu eu cette idée de prendre ainsi, sans me prévenir, sans préliminaires, sans caresses ? Te demandais-je.
– C’est les habits qui défilent tous les matins sous mes yeux sans que je puisses y toucher. Tu m’as rendu ma libido qui avait faibli ces dernières semaines, dis-tu à voix basse.
– Heureuse de t’avoir fais plaisir. Tu le refais quand tu veux… Et si en plus tu veux faire participer d’autres partenaires à ce genre de séance, j’en serais encore plus heureuse.
– Quoi ? tu veux qu’on essaye le sexe en groupe ?
– Pourquoi pas… Surprends moi ! Conclus-je.
La soirée s’écoule normalement. Les jours de la semaine aussi. Mes tenues sont un peu plus longues mais toujours très féminines. Mes collègues masculins se sont un peu calmés.
Un jour, à travers la vitre, j’entends mon assistant recevoir un appel téléphonique tout en me regardant d’un air que je n’ai pas l’habitude de voir sur son visage. Dans ses yeux transparaissaient un mélange de perversité et d’excitation que je ne lui connaissais pas ! Je pense que je ne vais pas tarder à comprendre…
Le lendemain, alors que je me dirige comme tous les soirs vers ma voiture. Derrière moi, j’entends un véhicule qui s’arrête à ma hauteur, je n’y prête pas attention. Une portière s’ouvre, puis une autre. Je tourne la tête vers l’arrière, deux silhouettes d’hommes se distinguent dans la nuit qui est déjà tombée en cette fin de mois de février. Je ne les reconnais pas. Ils s’approchent. Pas rassurée, j’accélère le pas mais ils finissent par me rattraper. Une voix familière se fait entendre :
– Ne cours pas, tu ne pourras pas échapper à ta soirée.
Un peu soulagée mais pas totalement rassurée, je me laisse embarquer dans cette aventure.
Les deux hommes me saisissent brutalement et me poussent dans la voiture. Je suis maintenant coincée entre ces deux mâles. Le conducteur que je ne connais pas jette un œil dans le rétroviseur pour contempler mon air d’animal apeuré. Il attend les ordres de mon amoureux assis à l’avant.
Après quelques kilomètres en rase campagne, craignant qu’on m’abandonne là au milieu de nulle part, la voiture s’arrête devant l’entrée d’un hôtel qui semble avoir vécue ses heures de gloire il y a bien longtemps. Le réceptionniste âgé ne semble pas comprendre ce qu’il se passe et c’est peut-être mieux ainsi.
Entourée de part et d’autre par mes « agresseurs », nous gravissons les escaliers jusqu’au premier étage et entrons dans une chambre. Ils me poussent littéralement sur le lit qui a perdu de sa superbe. Les ressorts grincent et le matelas s’affaisse.
Le premier, qui s’avère être mon assistant, m’attache chaque poignets aux barreaux en métal du vieux lit et me dit :
– Ton copain t’as loué pour la soirée, il viendra nous rejoindre plus tard, petite salope, tu as intérêt à nous obéir.
Entravée, je ne peux réagir, je suis assaillie d’émotions. C’est la confusion des sens dans ma tête. Je me situe dans un état entre l’excitation, la peur et l’envie d’en finir au plus vite.
L’autre homme que je ne connais pas, me remonte ma jupe et m’enlève mon string. Me voilà nue, vulnérable… Offerte à cet inconnu.
– Ahh… Ton copain nous avait prévenu que tu risquais de prendre du plaisir à cette situation. Tu mouilles déjà, petite pute. Tu vas voir, je vais te faire ta fête.
Je le regardais droit dans les yeux en le défiant du regard. J’allais lui montrer que même attachée je n’allais pas me laisser faire.
– Si toi tu mouilles pour cela, moi il va falloir que tu me fasses monter cette queue qui va te prendre dans tous les sens tout à l’heure.
Effectivement il approchait sa queue près de ma bouche. Il me tire les cheveux vers l’arrière et sa voix s’élève :
– Elle ne te fais pas envie, c’est ça ? Mais tu vas la prendre en bouche ma belle queue ! Tu crois qu’on ne te paye pas assez cher ?
Je finis par m’y résoudre. Je salive autour de cette verge pour que les va et vient brutaux de mon agresseurs soient moins douloureux pour moi. Il prend du plaisir. Il semble ne plus vouloir s’arrêter. Il tente d’aller jusqu’au fond de ma gorge, j’ai les yeux révulsés, il s’en aperçoit et cesse.
Pendant ce temps, mon assistant s’est déshabillé. Son shorty rouge dissimule à peine le plaisir qu’il prend à cette situation. Il est là, debout, les genoux en légère flexion. Il a mis une main sous ma jupe et me caresse assez vigoureusement le clitoris, tantôt avec la paume de sa main, tantôt avec deux de ses longs doigts qui font des allers-retours vers mon l’entrée de mon vagin. Même si je n’avais jamais imaginé Fabien dans cette position, j’avoue que je prends beaucoup de plaisir. Ses mains et sa façon de faire est tellement différente de celle de mon copain actuel.
Ma cyprine s’étale sur mes grandes lèvres, elles sont désormais brillantes.
Fabien m’écarte les cuisses violemment. Il a fini de jouer avec mon vagin. Il me dit :
– On va passer aux choses sérieuses. Tu vas voir ce que tu vas prendre. Ma vengeance pour toutes les heures supp’ que tu me fais faire depuis des mois. Je vais pas me gêner, je vais te labourer, je ne t’épargnerai pas.
Le ton de sa voix a changé. Il semble décidé. Il prend tout de même le temps de mettre un préservatif. Les cuisses écartées et les mains attachées je suis à sa merci. Couché sur moi, en position de missionnaire, il entre en moi sans ménagement. Les va-et-vient sont lourds et brutaux. J’entends son ventre claquer sur le mien. Il prend beaucoup de plaisir à se venger de son travail. Il ne s’arrête pas… Il s’écarte et laisse la place à l’autre « agresseur ». A son tour, il entre en moi sans prendre la moindre précaution hormis le préservatif. Il bouge en moi. Sa queue est longue, je la sens jusque dans mon bas ventre. Si je n’étais pas lubrifiée, je crierai de douleur. Il relève mes jambes, elles sont sur ses épaules, mon vagin se trouve ainsi plus facilement accessible pour lui et ses mouvements s’intensifient. Il râle de plaisir. Il sort de mon intimité, enlève rapidement cette capote, s’approche de mon visage en se branlant. Au dessus de moi, il m’asperge le visage de son sperme. Je lèche les quelques gouttes qui ont atterri sur la commissure de mes lèvres.
– Je savais que tu aimerais ça, mais pas à ce point… Tu n’es vraiment qu’une… Fidèle à ta réputation. Ton copain a raison de te partager.
Surprise par cette remarque, je ne dis rien. Je crois que si je disais un mot, mon assaillant en rajouterait encore.
– Vas-y Fab’ elle est prête, donne lui ce qu’elle mérite ! Elle ne demande que cela de toute façon !
Mon assistant qui s’était rassis dans un vieux fauteuil dans un coin de la pièce, regardait la scène tout en se branlant. Il se leva, lâcha sa main droite et défit mes liens, pas pour longtemps. Au même instant, l’autre me relevait et me plaçait à 4 pattes en position de levrette. Fabien m’attachait à nouveau. J’étais ainsi mise, totalement vulnérable et quelques peu déséquilibrée.
Protégé par un nouveau préservatif, il présenta sa queue sur la rondelle de mon anus :
– Tu la sens là ? tu connais la suite, je vais te prendre… Et si tu cries de douleur, je te mettrai une fessée pour te calmer !! Tu pourras crier autant que tu veux, le concierge est à moitié sourd et les clients se font rares.
Je me sentais prise au piège. Encore une fois, j’avais l’impression d’être tiraillée entre le sentiment que j’allais prendre du plaisir et le sentiment d’être humiliée par ce jeune homme qui se comporte habituellement très convenablement avec sa responsable.
Il me caressait le vagin tout en cherchant un peu de cyprine sur mes lèvres toujours très humides, il prenait un minimum de précautions avant de me pénétrer dans l’anus.
Un doigt se glissa dans cette partie de mon intimité. Il écarta de cette façon ce trou un peu serré.
Sans autre formes de préparatif, il s’introduisit en moi doucement mais d’un coup. Il restait quelques secondes sans bouger pour mon petit trou s’habitue à son membre et les va-et-vient brutaux reprirent de plus belle. Je sentais ses mains légèrement transpirantes sur mes hanches. Il jouait avec mon corps tout entier. Il sortait et venait en moi comme s’il s’agissait de mon vagin. Mon anus était très dilaté et très humide de plaisir. Je pense qu’il l’avait lui aussi remarqué. Une claque sur les fesses retentit :
– Mais on dirait qu’elle aime cela, ma boss… Crie, je veux t’entendre prendre du plaisir ! Crie comme tu as l’habitude de faire lorsque les dossiers sont en retards !!
Pour répondre à mon dominant d’un soir, je me laissais aller. Je poussais des cris que je ne me croyais pas capable de sortir de ma bouche. Lui aussi, appréciait que je lui démontre tout le plaisir que je prenais. Un dernier râle me signifiait que sa jouissance était proche. Il ôta la capote de sa verge et m’aspergea le dos de sa semence.
Fatigués, mes deux baiseurs s’étaient assis. L’un sur la chaise, l’autre sur le vieux fauteuil. Je gisais ainsi attachée aux barreaux du lit, face au mur et le cul en l’air.
Soudain, trois petits coups dans la porte vinrent rompre le silence… Toc, toc toc…

Histoire de Anne Honyme

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